La Cemac en 2025

Contexte

Faits marquants

Le Budget de la Cemac en baisse de 7 milliards de Fcfa

Le budget de la Cemac a baissé de 7 milliards de Fcfa, passant de 90,5 milliards à 82,9. Cette "baisse est d'autant plus justifiée que depuis un certain nombre d'années, la Commission de la Cemac peine à réaliser ses objectifs budgétaires, en raison de l'accumulation des arrivées de contributions attendues des pays de la Cemac....."

(...) Ces contributions se font notamment à travers la collecte et le reversement à la Commission de la Taxe communautaire d'intégration (TCI). Instituée en 2012 pour financer « le processus d'intégration régionale », la TCI, qui correspond à 1 % de la valeur imposable des importations de produits originaires des pays tiers, est la principale source de financement du budget de la Commission de la Cemac. Cependant, les Trésors publics nationaux ne le font pas systématiquement, d'où l'accumulation des arriérés. À fin 2020, par exemple, les États membres de la Cemac totalisaient des arrivées de TCI d'environ 80 milliards de FCFA, selon les données officielles. « Lorsqu'on considère le niveau de ressources prévu dans le budget chaque année, et les versements effectifs des États, il y a un écart en termes de ressources non perçues par la Commission », Source : investiraucameroun.com


Les dirigeants en fonction

Pays Président Depuis Jusqu'à
Cameroun Paul BIYA 1982  
Congo Denis SASSOU NGUESSO 1997  
Gabon  Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA 2023  
Guinée Equatoriale Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO 1979   
RCA Faustin Archange TOUADERA 2016  
TCHAD Mahamat Idriss DEBY ITNO 2021  

Politique

L'année a été marquée par des scrutins décisifs dans 3 pays.

  • Gabon (Avril 2025) : Fin de la Transition. Le pays a organisé son élection présidentielle le 12 avril 2025, marquant officiellement la fin de la transition entamée après le coup d'État de 2023. Le général Brice Clotaire Oligui Nguema a été élu président avec plus de 90 % des voix, pour un mandat de sept ans.

  • Cameroun (Octobre 2025) : Une réélection sous tension. Le scrutin du 12 octobre 2025 a vu la réélection de Paul Biya pour un 8e mandat, à l'âge de 92 ans. Cette élection a été suivie de fortes contestations et de manifestations violentes (notamment à Douala et dans le Nord), faisant au moins 20 morts selon le bilan officiel.

  • République Centrafricaine (Décembre 2025) : Des élections générales (présidentielle et législatives) ont eu lieu en fin d'année, surveillées de près par les missions d'observation de la CEEAC, dans un climat sécuritaire toujours fragile.

 

Les changements de règles fondamentales ont été au cœur des débats pour stabiliser les nouveaux régimes ou pérenniser les anciens.

  • Nouveau cadre constitutionnel au Gabon : La nouvelle Constitution, adoptée avant le scrutin d'avril, a instauré un régime présidentiel fort avec un mandat de 7 ans, tout en excluant certains anciens cadres de l'ère Bongo.

  • Prorogation des mandats au Cameroun : Par une loi votée fin 2024 et appliquée en 2025, les élections législatives et municipales ont été reportées à 2026, permettant au pouvoir de se concentrer exclusivement sur la présidentielle d'octobre 2025.


Economie

La zone CEMAC a frôlé un choc majeur en fin d'année, obligeant les chefs d'État à se réunir d'urgence.

  • Annonce d'un sommet extraordinaire de Brazzaville : Convoqué par Denis Sassou Nguesso, ce sommet a traité du risque de choc monétaire imminent pour 2026, lié à l'érosion des réserves de change et à la baisse des recettes pétrolières.

  • Croissance en berne : Les prévisions de croissance régionale ont été revues à la baisse (environ 2,6 %), malgré une inflation qui a commencé à se stabiliser autour de 4 %.

  • Tension avec les institutions internationales : Des débats houleux ont eu lieu concernant l'utilisation des réserves d'or et de change, avec des pressions américaines sur le FMI pour limiter certains mécanismes de soutien si la gouvernance ne s'améliorait pas.


Documentation

Dans la presse